« Proposer des expériences pertinentes, respectueuses et réellement désirables pour chaque clientèle »
16 février 2026 2026-02-16 9:16« Proposer des expériences pertinentes, respectueuses et réellement désirables pour chaque clientèle »
« Proposer des expériences pertinentes, respectueuses et réellement désirables pour chaque clientèle »
Diplômé de la Luxury Hotelschool en 2000, Romain Bernard a bâti un parcours international dans l’hôtellerie de luxe, le développement commercial et les partenariats stratégiques. Après des expériences chez InterContinental, Concorde et Warwick International Hotels, il a élargi son expertise à la gastronomie de luxe et à la transformation digitale. Depuis 2022, il est Deputy Director of Business Development chez Printemps, en charge des partenariats B2B internationaux.
L’ADN de votre parcours ?
Mon parcours s’est construit autour d’un fil conducteur clair : le développement de partenariats à forte valeur ajoutée dans des univers où l’expérience client est centrale. J’ai évolué à la croisée du luxe, du retail et du voyage, avec une dimension internationale très marquée. Mon objectif a toujours été de créer des ponts durables entre des marques, des cultures et des écosystèmes, en plaçant l’émotion, l’excellence du service et la compréhension des clients au cœur de chaque collaboration.
La principale exigence de votre poste ?
La capacité à m’adapter à des marchés très différents en comprenant non seulement les attentes business, mais aussi les cultures, les usages et les sensibilités locales. Un partenariat réussi repose autant sur la stratégie que sur la compréhension fine des codes culturels propres à chaque marché, afin de proposer des expériences pertinentes, respectueuses et réellement désirables pour chaque clientèle.
Ce qu’il y a de plus gratifiant ?
Voir une idée ou une intuition stratégique devenir une activation concrète sur le terrain, visible par les clients, et générer un impact réel à la fois pour la marque et pour ses partenaires. Le plus gratifiant reste de constater que l’expérience proposée crée du sens, de la désirabilité et un souvenir durable pour les clients internationaux.
La principale qualité d’un bon manager ?
L’écoute. Un bon manager sait écouter avant de décider, comprendre avant d’agir et créer un climat de confiance qui permet à chacun de s’exprimer, de progresser et de donner le meilleur de lui-même.
Le pire défaut d’un manager ?
Le manque d’écoute et la rigidité, qui freinent l’intelligence collective et la créativité, pourtant essentielles dans les métiers du service et du luxe.
Les 3 grands enjeux pour l’hôtellerie ?
La personnalisation toujours plus fine de l’expérience client, l’intégration intelligente du digital sans jamais perdre la dimension humaine, et la durabilité, devenue un critère de choix structurant pour les voyageurs.
Votre endroit favori dans un hôtel ?
Le lobby. C’est le premier contact avec l’établissement, le lieu qui donne immédiatement le ton et révèle l’âme, l’hospitalité et la vision de l’hôtel.
Si l’hôtellerie était un animal ?
Un caméléon, capable de s’adapter à chaque client, à chaque culture et à chaque moment, tout en conservant une identité forte et reconnaissable.
Un personnage historique ?
Coco Chanel, pour sa vision, son audace et sa capacité à transformer durablement un secteur tout en imposant une signature intemporelle.
Une personnalité d’aujourd’hui ?
Bernard Arnault, pour sa vision long terme, sa compréhension fine des marques et sa capacité à créer des écosystèmes cohérents autour de l’excellence et du savoir-faire.
Un film ?
Lost in Translation, pour sa sensibilité, son rapport au voyage et à l’expérience, et la place centrale donnée aux lieux et à l’émotion.
Un livre ?
Le Luxe de Jean-Noël Kapferer, une référence essentielle pour comprendre les codes, les paradoxes et la profondeur du luxe, bien au-delà du produit.
Une pâtisserie ?
Une madeleine, retravaillée par un grand chef. Un symbole fort de l’enfance et de la mémoire émotionnelle, immédiatement rassurant et universel, qui devient une véritable expression du luxe lorsqu’il est sublimé par la justesse, la simplicité maîtrisée et des ingrédients d’exception.
Un vin ?
Un Chassagne-Montrachet, pour son élégance, sa structure et sa profondeur qui se révèle avec le temps. Il incarne un luxe discret, précis et maîtrisé, à l’image d’une expérience haut de gamme réussie.
Un souvenir de la LH ?
Les échanges avec les intervenants professionnels, qui ont offert une vision très concrète, exigeante et réaliste des métiers de l’hôtellerie de luxe, et ont fortement nourri mon parcours.